Dans Les Géantes, Philippine Schaefer met en lumière l’unité et la fragilité du corps humain à l’époque des ciseaux génétiques.
Le corps conçu comme un medium constitue la singularité de l’oeuvre de Philippine Schaefer. Dans cette série, il se révèle comme un écran ouvrant vers d’autres dimensions. Il est « l’interface entre le dehors et le dedans, entre le monde visible et invisible ».
La forme humaine devient une forme pensante, consciente, qui rayonne sa propre couleur. Sentir, capter, saisir, au lieu de « voir ».
Le spectre coloré de la lumière est ici vécu comme une expérience physique directe. L’ inversion du contraste procède à une abstraction: le corps devient signe. Dans la chambre noire, le corps s’expose sur le papier photosensible, une membrane vivante qui inscrit l'empreinte lumineuse.
Les photogrammes sont à l'échelle humaine, ils s'imposent par leur taille réelle de 106x220 cm.